10 juillet 2012

Blind Lake ~ Robert Charles Wilson

Blind-Lake

Résumé : Blind Lake, petite ville tranquille, héberge un complexe qui se consacre à l'observation d'un extraterrestre, le Sujet, dont la planète se situe à 50 années lumière de la nôtre. La technologie utilisée dépasse complètement les scientifiques. Le Sujet, dont la vie est habituellement réglée comme du papier à musique, laisse perplexe ses observateurs alors qu'il part en pélerinage au milieu de nulle part. Que se passe-t-il ? Pourquoi Blind Lake a-t-elle été mise en quarantaine ? Qui est la fille-miroir qui traque la jeune Tessa ?

Mon avis perso : Formidable pièce de la bibliographie d'un de mes auteurs fétiches, Blind Lake met en appétit, Blind Lake séduit.

Le roman s'ouvre sur une flopée de personnages. C'est, me semble-t-il du haut de ma petite expérience wilsonienne (Julian, Spin, Axis, Les Chronolithes), plutôt inhabituel de la part de Robie... inhabituel mais tellement plaisant ! Il dévoile une nouvelle fois l'étendue de son talent en créant tout une galerie de personnages plus vivants et travaillés les uns que les autres. C'est agréable de les voir créer des interactions, se découvrir, s'aimer même.

Seul Ray m'a un peu gênée. Je le trouve très stephen-kingien. J'ai toujours rapproché le travail de Wilson à celui de King. Il y a une espèce de facilité chez les deux auteurs à décrire le genre humain. C'est comme s'ils avaient tous les deux trouvé la baguette magique qui leur permet de donner vie à leurs personnages. Mais là où Wilson nous parle de la beauté des univers, de la mélancolie des mortels et de l'essence de la vie, King s'obstine à dresser des pénis tous les deux chapitres... Wilson, ça s'envole, King, ça plombe. Ray plombe. Certes, le travail autour de son personnage est plutôt pertinent compte tenu de la mécanique de l'intrigue. Mais rien n'y fait son évolution ne me séduit pas. Et puis, je ne sais pas si c'est moi - mwoa, blonde :) - mais je ne comprends pas grand chose à ses envolées lyriques (dernière partie du roman). J'y avais saisi l'idée mais ça restait quand même assez fouilli.

L'intrigue est vraiment géniale. L'auteur nous plonge dans un mystère passionant. Pourquoi Blind Lake est-elle maintenue en quarantaine ? Quelle est la destination du Sujet ? Qui est la fille-miroir ? Que sont les O-BEC ? Les O-BEC, au passage, sont les processeurs permettant au système d'observation du complexe de suivre le sujet. Les notions que Wilson développent à leur sujet sont justes géniales, intelligentes, lyriques, blabla, j'arrête les compliments. Je craque complètement parce que ce Wilson fait, c'est une de ses habitudes que je préfère. Il prend son lecteur à contre pied et transcende son niveau de perception. Sinon, pour revenir aux mystères de l'intrigue, pas de souci, chaque question trouve progressivement sa réponse.

Bon, sinon je blablate, mais je dois quand même préciser qu'on retrouve tout ce qu'on aime dans un Wilson. Outre les personnages fouillés, y a de la poésie, de l'intelligence, de la réflexion, de la divinité, et pinaise, qu'est ce que c'est bon XD !

Les seuls petits défauts qui séparent ce Blind Lake d'un coup de coeur, résident dans de petites longueurs ici et là (troisième partie notamment) et la sensation de retrouver, dans les éléments de réponse, une sensation de déjà-vu par rapport à d'autres romans de l'auteur.

Ma note perso : 19/20, dans la continuité du reste de son oeuvre.

L'après-critique : Nominé pour le prix Hugo 2004 du meilleur roman, vaincu par le Paladin des Âmes (2ème opus du cycle de Chalion), de Lois McMaster Bujold.

Posté par Nefertari808 à 23:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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