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Résumé : Louis, un vampire, se confie à un journaliste sur ses deux siècles d'existence. Il raconte notamment sa transformation, son rapport particulier à son créateur et ses errements métaphysiques.

Mon avis perso : Je hais tellement Presses Pocket. Coquilles, mise en page épuisante, qualité du papier limite, traduction parfois approximative... Je m'étais jurée de ne plus y toucher. Le bouquin en lui-même ne me tentait pas plus que ça non plus. Comment a-t-il bien pu se retrouver dans ma PAL ? Et dans cette édition maudite qui plus est ? Rien de plus simple, à l'époque où j'en ai fait l'acquisition, il s'agissait d'un bouquin épuisé, difficile à trouver à un prix acceptable. Il ne m'en fallait pas plus à moi et ma phobie ridicule de voir des livres m'échapper définitivement... CHALLENGE ACCEPTED !! Pour la postérité, je l'ai trouvé en bon état à quelques euros, il a été ré-édité six mois plus tard chez Plon. Epic fail :).

Bref. L'aspect du roman qui m'a le plus séduite, c'est son ambiance. C'est gothique, c'est sombre, c'en est presque hypnotisant ! Les scènes clef de l'intrigue jouissent d'une mise en scène léchée, parfaitement maitrisée, tout en suspens et en facination. Le Théâtre des Vampires est toujours dans mon esprit alors que ma lecture date déjà de quelques mois.

Le style de l'auteur trouve un relais de choix dans ses personnages à la personnalité complexe et fouillée. Lestat, le créateur de Louis, et Claudia, la créature de Louis, m'ont parue les plus intéressants. Rice nous en présente un premier aspect, l'approfondit, laisse deviner ce qui se cache derrière pour le développer avec profondeur.

Louis, par contre, c'est une autre histoire. Alors oui, il est tout aussi travaillé que ses compagnons, mais ses éternels questionnements, la négation de sa nature démoniaque, son état dépressif, toussa, c'est difficile à supporter sur 400 pages, d'autant plus qu'il est quand même le narrateur du bouquin :).

L'action est très lente, noyée dans les ruminations de son narrateur. Il y a beaucoup de passages descriptifs qui m'ont parfois déconnectée du livre, rendant l'ensemble de ma lecture un poil laborieuse. Malgré l'ambiance, les quelques scènes marquantes, Claudia et Lestat, c'est surtout cet aspect d'Entretiens avec un vampire qui me laissera un arrière-goût un peu amer.

Ma note perso : 13/20, long mais fascinant.

L'après-critique : Le personnage de Claudia, fillette éternelle, a pour origine la propre fille de l'auteur, décédée d'une leucémie à l'âge de 5 ans. Anne Rice a expliqué avoir vécu l'écriture de ce livre (et surtout le destin de Claudia) comme une véritable thérapie.