peste

Résumé : Oran, Algérie française, les années 40. Une maladie étrange décime un par un les habitants. Rapidement, la Peste est déclarée, la ville mise en quarantaine. On suit toute une galerie de personnages dont Rieux le médecin, Grand, l'employé de mairie et Rambert le journaliste, se battre pour survivre à la maladie, et surtout, à l'isolement.

Mon avis perso : Nobel 1957, lu pour une lecture commune sur Livr'addict organisée par Bookine (merci à toi ;) !), mon deuxième Camus.

Une lecture difficile. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre... non... en fait je n'ai jamais réussi à y entrer ! Il y a quelque chose de très dur et de froid qui sort du style de Camus. Dans l'Etranger, ça passait, je le sentais en accord avec le propos du roman. Et puis 120 pages versus 310... voilà voilà hein :).

Du coup, en accrochant pas au style et à l'ambiance du roman, je n'ai pas pu accroché aux personnages. Ils paraissent froids, figés. C'est un peu comme si leurs émotions étaient enveloppées dans du coton. Et quelle couche de coton ! Leurs émotions ne m'ont pas atteinte. Seule la scène de la baignade s'est démarquée du reste.

L'histoire en elle-même est objectivement bien menée, peste versus hommes, mort versus vie, le tout supplanté par le fantôme de l'isolement. Impeccable, mais traînant toujours le même boulet : je n'ai pas réussi à prendre à coeur les enjeux du roman, et suis restée de marbre.

L'analyse post-lecture reste intéressante. La métaphore peste/nazi est vraiment réussi et bien trouvée : l'isolement des personnages séparés du reste du monde, l'isolement qu'un homme de lettres a pu éprouver pendant la guerre, quand les frontières politiques se sont dressées en morcelant le monde de la culture.

Ma note perso : 9/20, le style Camus est trop dur pour entretenir la flamme.

L'après-critique : Une épidémie de typhus a sévi dans les environs d'Oran alors que Camus y enseignait le Français, au temps du régime de Vichy. Extrait de l'autobiographie Les Trois Vies d'Abraham B, de Paul Benaim : "Il nous arrivait de croiser Albert Camus arpentant les rues d'Oran, seul, dans un imperméable fatigué. Taciturne ? Nous ne l'avons jamais vu sourire." On s'en doutait un peu :) !

Lu dans le cadre d'une lecture commune : organisée par Bookine, thank you to you, et pour les avis, c'est par ici :

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